1/31/2010

Bribes de mots #1: The beginning

Bribes de mots sera une chronique dominicale, qui comme son nom l’indique tournera autour des mots, et où j’essaierai de retranscrire l’ensemble de citations, de paroles, de fragments d’articles, d’expressions, de dictons, de passages de lectures qui bien évidemment m’ont marqué tout au long de la semaine.

Ça sera un rendez-vous dominical qui piochera dans les entrailles des mots afin d’en extraire toute la magie qu’ils recèlent.

Après cette brève présentation, passons aux choses sérieuses.

Extrait du livre de Normand Baillargeon : "Petit cours d'autodéfense intellectuelle"

"La première chose qu’il faut faire, c’est prendre soin de votre cerveau. La deuxième est de vous extraire de tout ce système d’endoctrinement. Il vient alors un moment où ça devient un réflexe de lire la première page de La Presse du L.A. Times en y recensant les mensonges et les distorsions, un réflexe de replacer tout cela dans une sorte de cadre rationnel. Pour y arriver, vous devez encore reconnaître que l’État, les corporations, les médias et ainsi de suite vous considèrent comme un ennemi : vous devez donc apprendre à vous défendre. Si nous avions un vrai système d’éducation, on y donnerait des cours d’autodéfense intellectuelle." ( Noam Chomsky)


Cet ouvrage constitue une véritable initiation à la pensée critique, plus que jamais indispensable à quiconque veut assurer son autodéfense intellectuelle. D'ailleurs je suis à la recherche de ce livre pour tout ceux qui savent où peut-on le trouver.

1/26/2010

Cogitation matinale


Mettre son esprit à nu, piocher dans son âme abyssale jusqu’au plus profond de sa vacuité. C’est un sport quotidien qui nécessite une condition mentale optimum.

Remettre tout en question, se rebeller contre les habitudes et la monotonie, combattre les démons de l’ennui, se désenchainer, s’enchainer et se redésenchainer.

Changer le décor de sa vie et aérer ses idées c’est ce qui fait que l’Homme est un être en perpétuel mouvement intellectuel. En somme, ça ne peut être qu’une forme de nomadisme (intellectuel).

1/20/2010

Impossible

C’est l’histoire d’un éminent érudit qui voulait inculquer à son disciple les rudiments de la sagesse. Il lui demanda d’aller chercher la définition du mot « impossible » dans le dictionnaire qui était étalé sur sa table.

Novice et consciencieux de faire bonne figure devant son maître il s’activa minutieusement dans sa recherche mais en vain.

Après plusieurs tentatives qui se sont soldées par un échec, il retourna bredouille à son maître : "Vénérable sage, c’est impossible le mot impossible n’existe pas dans le dictionnaire".

Le sage lui répondit : "Exact, c’est moi-même qui ait enlevé la page contenant ce mot, il y a de ça vingt ans. Car tout ceux qui s’apprêtent à emprunter le chemin de la sagesse doivent impérativement rayer ce terme de leurs répertoires.

Alors mon fils, c’est la dernière fois que je voudrais t’entendre me dire ce mot, car rien n'est impossible à l'homme qui a un but déterminé veut et décide de l'obtenir.

1/17/2010

In memoriam de Gaza: "To Shoot an Elephant"

L’hiver dernier, la bande de Gaza était le théâtre d’une horrible guerre menait par les israélites à l’encontre des gazaouis au su et au vu de la communauté internationale dite protectrice des droits de l’Homme.

Un an après rien n’a changé, gaza étouffe. L’étau se resserre sur une population affaiblie par la guerre et qui n’a pas encore pansé ses plaies. Le blocus inhumain semble être interminable et la situation va de mal en pis.

Sur le front, on dénote l’absence flagrante de journalistes et de reporters en raison du black-out médiatique imposé par les israéliens. Et même ceux qui étaient présent subissaient la pression et la surveillance accrue du Tsahal.

Parallèlement, aux bombardements meurtriers, on se livrait à une autre guerre celle de l’information et de la désinformation. Une guerre faite d’images et de vidéos où l’industrie occidentale de l’information et notamment les JT diffusaient une information édulcorée dont le but final était le détournement de l’opinion publique international en faveur de la cause sionistes. C’est le bourreau qui s’érige en victime.

S’ajoute à cela, la guerre cybernétique que nos facebookeurs tunisiens (arabes et autres) ont menés afin de dénoncer les affreux crimes de guerre des colons juifs.

In memoriam de ses douloureux évènements, le 18 janvier 2010 à 18h, la maison de la culture maghrébine Ibn Khaldoun diffusera le Film documentaire « to shoot an elephant » qui passera partout dans le monde le même jour à la même heure pour le soutien de Gaza et qui nous offre un précieux témoignage sur les attaques de l'armée israélienne dans la Bande de Gaza .



Cette projection mondiale est organisée pour nous rappeler que la situation à Gaza n'a pas changé. Et qu’il est de notre devoir de s’informer et d’informer sur le conflit israélo-palestinien qui déchire le proche orient depuis plus d'un demi-siècle. Alors n’hésitez pas à y aller c’est pour la bonne cause.

1/10/2010

George Orwell, blogueur posthume


En flânant sur le net, je tombe hasardeusement sur le blog de feu Georges Orwell.

L’auteur de 1984, ce chef-d’oeuvre considérait jusqu'à nos jours comme une référence du roman d’anticipation, de la dystopie, voire de la science fiction se met à bloguer.

Les fans d’Orwell savourent depuis le 9 août 2008 le journal intime de l’auteur qui alimente (presque) quotidiennement le blog. Le site fermera en 2012 lorsque le dernier écrit de son journal sera posté.

Un écrivain-blogueur posthume, c’est du jamais vu. Mais en embarquant dans l’univers Orwellien, il faut s’attendre à tout.

Et ne l’oubliez jamais, Big Brother is watching you!

1/09/2010

Marc-Édouard Nabe, l'antiéditeur


Le nouveau livre de Marc-Édouard Nabe, après 6 ans d’absence, a été annoncé par Jérôme Dupuis dans l’Express ! L’enfant terrible des lettres parisiennes a décidé de se publier lui-même. Première salve avec un roman inédit. Il raconte à L’Express comment il en est arrivé là.

"La rumeur parisienne le donnait fini mais il faut toujours se méfier du Nabe qui dort. Le sulfureux écrivain s’apprête à dégoupiller une nouvelle grenade : après 27 livres édités aussi bien chez Gallimard qu’au Dilettante, il a décidé de publier lui-même son nouveau roman,
ironiquement intitulé L’Homme qui arrêta d’écrire. La bonne vieille autoédition, donc ? « Non, de l’antiédition ! Corrige-t-il, très excité par ce nouveau départ. J’ai imprimé mille exemplaires de ce roman, qu’on ne pourra commander que sur ma plateforme (www.marcedouardnabe.com).

Au lieu de toucher mes misérables 10 % de droits d’auteur, désormais, je serai à 70 %. » Nabe sait pouvoir compter sur un cercle de fans réduit mais fervent (et qui sait si son initiative ne donnera pas des idées à des auteurs comme Amélie Nothomb ou Marc Lévy ?).

D’autant que son Homme qui arrêta d’écrire a belle allure : 700 (!) pages, couverture typographique élégante, papier bouffant. Signes particuliers : aucun texte, ni code-barres ni mention du prix - 28 euros - sur la quatrième de couverture. « A quoi bon puisque mon livre ne sera pas vendu en librairie ? » justifie notre « artiste-auteur », son nouveau statut officiel.

Le contenu ne devrait pas réconcilier Marc-Edouard Nabe avec le « milieu » : sous couvert d’une longue déambulation dans le Paris des années 2000, où il fustige aussi bien Facebook que les boîtes branchées tendance Le Baron, Jack Bauer que les conspirationnistes du 11 septembre, son double de papier allume férocement tout ce que la France compte d’écrivains, d’éditeurs et de journalistes en vue - BHL, Beigbeder, Philippe Katerine, Pierre Lescure...

Mais notre « antiéditeur » a fait plus fort encore. Au terme d’une longue bataille juridique, il a récupéré les droits de 22 de ses livres ! La grande majorité avait été publiée aux Editions du Rocher, sous la houlette bienveillante de son ancien propriétaire, Jean-Paul Bertrand, qui avait même mensualisé Nabe. Mais, rachetée par les Laboratoires Pierre Fabre en 2005, la maison a brutalement cessé de lui verser ses émoluments. « Je me suis retourné contre eux et j’ai récupéré la propriété éditoriale de tous mes livres, car il n’existait pas le moindre contrat écrit, mes relations avec Jean-Paul Bertrand ayant été fondées sur la parole », raconte Nabe.

Mieux encore : la maison a accepté de livrer au romancier les stocks restants de tous ses livres !

Et voilà Nabe, de surcroît parvenu à arracher les droits de Je suis mort, jadis publié par Gallimard, et de son fameux Régal des vermines, sorti chez Barrault, assis sur quelques palettes de ses propres ouvrages. « Je les mets bien entendu en vente sur ma plateforme, jubile-t-il. Surtout, je peux les rééditer quand je veux. » L’homme qui arrêta d’écrire n’a pas fini d’éditer."(Jérôme Dupuis, l’Express)

Cet auteur aux écrits controversés enfonce davantage le clou et fait office de renégat de la littérature française. Mais n’empêche que son idée de s’affranchir des éditeurs peu s’avérer plus fructueuse et lui permettre, ainsi, de se libérer de l’enclavement des distributeurs.

C’est du writer to reader.

En jetant un coup d’œil sur le prix des livres, je m’aperçois que les 4 bouquins formant le célébrissime journal intime de Nabe valent plus que 300 euros (vers les 550 DT même plus) sans compter les frais de livraison, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Ses livres font désormais partie de la haute couture littéraire et comme tout produit de luxe il est impératif d’y mettre le prix qu’il faut afin de l’acquérir. Tout snobisme, à part.

Décidément, le phénomène de buzz littéraire opère à merveille et Marc-Édouard Nabe n’a pas encore fini ni d’écrire ni de polémiquer.


1/08/2010

La Tunisie qui se lève-tôt


Lève-tôt, ils ont laissé leurs rêves sous la couette ou ils ne rêvent plus tout simplement. Des visages mornes dénués de tout sourire. Le son de leurs pas sur le bitume donne le tempo à des corps cadavériques qui se déambulent.

Il faut bien trimer. A ce qu’on dit le travail c’est la santé (foutaise). Le travail bousille la santé physique et mentale.

Un défilement interminable de prolétaires, les artères principales du centre ville qui grouillent, les cafés qui s’emplissent…c’est la Tunisie qui se lève-tôt.

1/03/2010

Rêvons...


L’année commence avec des bonnes résolutions et finit avec des désillusions. Des projets en suspens. Un puzzle inachevé. Mais, heureusement qu’on nous accorde toujours un temps de sursis.

Un temps imprégné d’espoir qui nous permet de continuer à rêver. D’ailleurs, je suis pour la légalisation de cette drogue dure qu’est l’ESPOIR qui dope le moral et nous aide à affronter la morosité de la vie.

Alors espérons.

Donnons des ailes à nos rêves et laissons les vagabonder dans les vastes étendus de l’espoir. "Rêvons de grandes choses, cela nous permettra d’en faire au moins de toutes petites" [Jules Renard]. Poussons un cri de révolte qui raisonnera dans le monde entier : "Rêveurs de tous les pays, unissez-vous ! ".

Adeptes de la rêverie, le monde vous appartient.